Cette étude se situe dans le cadre d’un projet de « rédaction bienveillante » (Clerc 2019), finalisé à la divulgation scientifique auprès de lecteurs ayant un faible niveau de littératie. Son objectif est d’identifier des reformulations plus efficaces dans la rédaction de textes scientifiques, qui sont essentiellement basés sur des liens logiques de nature causale. Dans ce texte de vulgarisation médicale, la principale relation causale est exprimée sous la forme d’une causalité finale. Il a été question de vérifier quelles structures alternatives pouvaient être utilisées pour exprimer cette même relation causale. La reformulation avec le moyen d’expression de la cause le plus explicite, à savoir le connecteur prototypique parce que s’est révélé inadéquat ; en revanche ce connecteur est apparu possible avec sa fonction argumentative, impliquant cependant des modifications dans l’agencement des propositions, et produisant ainsi un énoncé plus complexe. La reformulation au moyen de la conditionnelle en si – « si P, alors Q » – est apparue la plus appropriée, tout en étant moins complexe. Cette recherche a permis de mettre en évidence que ce qui détermine la nature plus ou moins appropriée d’un connecteur (i.e. afin que au lieu de parce que) ou bien l’ordre des faits de la relation causale, ce n’est pas le sens en soi du connecteur, mais l’ensemble du discours, avec son macro-acte communicatif et la progression thématique, d’où la nécessité d’une approche non seulement strictement syntactico-lexicale mais aussi pragmatique.

La causalité dans un texte de vulgarisation médicale : quelles formes linguistiques ?

Sonia Gerolimich
Primo
;
Sara Vecchiato
Secondo
2022

Abstract

Cette étude se situe dans le cadre d’un projet de « rédaction bienveillante » (Clerc 2019), finalisé à la divulgation scientifique auprès de lecteurs ayant un faible niveau de littératie. Son objectif est d’identifier des reformulations plus efficaces dans la rédaction de textes scientifiques, qui sont essentiellement basés sur des liens logiques de nature causale. Dans ce texte de vulgarisation médicale, la principale relation causale est exprimée sous la forme d’une causalité finale. Il a été question de vérifier quelles structures alternatives pouvaient être utilisées pour exprimer cette même relation causale. La reformulation avec le moyen d’expression de la cause le plus explicite, à savoir le connecteur prototypique parce que s’est révélé inadéquat ; en revanche ce connecteur est apparu possible avec sa fonction argumentative, impliquant cependant des modifications dans l’agencement des propositions, et produisant ainsi un énoncé plus complexe. La reformulation au moyen de la conditionnelle en si – « si P, alors Q » – est apparue la plus appropriée, tout en étant moins complexe. Cette recherche a permis de mettre en évidence que ce qui détermine la nature plus ou moins appropriée d’un connecteur (i.e. afin que au lieu de parce que) ou bien l’ordre des faits de la relation causale, ce n’est pas le sens en soi du connecteur, mais l’ensemble du discours, avec son macro-acte communicatif et la progression thématique, d’où la nécessité d’une approche non seulement strictement syntactico-lexicale mais aussi pragmatique.
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Utilizza questo identificativo per citare o creare un link a questo documento: https://hdl.handle.net/11390/1232905
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